Chișinău
Capitale de calcaire blanc, de larges avenues et de parcs, avec les caves à vin tout près
47.0245° N · 28.8323° E

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Une ville de pierre blanche
Par un matin ensoleillé, placez-vous sur la grande place de Chișinău et regardez les façades. Elles sont claires, presque blanches. C'est du calcaire, extrait des carrières de Cricova, à quinze kilomètres de là. Voilà pourquoi les Moldaves appellent leur capitale la ville de pierre blanche. Aujourd'hui, environ cinq cent soixante-sept mille personnes vivent dans la ville même, et plus de sept cent vingt mille dans toute la municipalité. Près d'un habitant du pays sur trois vit ici.
Du village monastique à la capitale
La première mention de Chișinău remonte à mille quatre cent trente-six. C'était alors un petit village autour d'un monastère, dans la principauté de Moldavie. Tout a changé en mille huit cent douze. La partie orientale de la Moldavie est alors passée à l'Empire russe et a reçu le nom de Bessarabie. Chișinău est devenue le chef-lieu de cette nouvelle province. Un plan d'urbanisme de mille huit cent trente-quatre a tracé les longues avenues rectilignes qui structurent encore le centre. À cette époque, l'architecte Alexandre Bernardazzi a dessiné notamment l'hôtel de ville.
Un poète en exil
En mille huit cent vingt, un jeune poète russe est arrivé ici, contre son gré. Alexandre Pouchkine avait été exilé dans le sud par le tsar. Il a vécu quelques années à Chișinău et y a écrit des poèmes sur la région. La petite maison où il a séjourné est aujourd'hui un musée. C'est ainsi que la ville de province a trouvé sa place dans la littérature russe.
Destruction et reconstruction
Le vingtième siècle a frappé fort. En novembre mille neuf cent quarante, un violent tremblement de terre a secoué la ville. Puis sont venus les bombardements de mille neuf cent quarante et un et les combats de mille neuf cent quarante-quatre. Le centre était en grande partie en ruine. Entre mille neuf cent quarante-sept et mille neuf cent quarante-neuf, l'architecte Alexeï Chtchoussev a dessiné un plan de reconstruction. Chișinău y a gagné ses larges boulevards, ses bâtiments soviétiques et son modernisme en béton, à côté des églises et des maisons qui avaient survécu à la guerre.
Places, parcs et marchés
Le cœur de la ville, c'est la grande place avec l'arc de triomphe et la cathédrale de la Nativité. À côté s'étend le parc Ștefan cel Mare, avec la statue du prince médiéval. Un peu plus loin, voici Valea Morilor, un vallon de verdure autour d'un lac. Et à la Piața Centrală, le grand marché, la ville achète son fromage de brebis, ses noix et ses fruits. Dans les musées d'histoire, d'art et d'ethnographie, vous découvrez l'histoire de tout le pays.
La porte de la Moldavie
Depuis deux mille vingt-cinq, l'aéroport porte le nom du compositeur Eugen Doga. Pour la plupart des voyageurs, la Moldavie commence ici. De Chișinău, les bus partent vers le nord, vers le sud et vers le Dniestr, et les caves de Cricova sont à un quart d'heure de route. Une ville qui a failli disparaître deux fois est ainsi devenue le point de départ de tout ce que le pays a à offrir. Et elle reste bâtie avec la pierre blanche de son propre sous-sol.
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Chișinău est la capitale et de loin la plus grande ville de Moldavie : selon le recensement de 2024, la ville compte environ 567 000 habitants, et la municipalité tout entière 720 128. Mentionnée pour la première fois en 1436, elle devient au XIXe siècle le centre administratif de la Bessarabie russe, avant d'être en grande partie reconstruite dans le style soviétique après 1944. C'est aussi le point de départ logique pour découvrir le reste du pays.
Pourquoi y aller
Chișinău n'est pas la ville d'un seul grand monument, mais une ville faite de strates. Au fil d'une courte promenade, vous croisez côte à côte des maisons en calcaire du XIXe siècle, des églises orthodoxes, des boulevards d'après-guerre et du modernisme en béton. Presque tous les voyages en Moldavie commencent ici : l'aéroport international, les principales gares routières et la seule grande gare ferroviaire du pays se trouvent en ville, et les caves de Cricova sont à peine à 15 kilomètres.
Histoire et caractère
La première mention date de 1436 : Chișinău est alors un village monastique de la principauté de Moldavie. Après 1812, lorsque la partie orientale de la Moldavie passe à l'Empire russe sous le nom de Bessarabie, la ville devient le chef-lieu de la nouvelle province. Un plan d'urbanisme de 1834 fixe le quadrillage de longues et larges rues qui structure encore le centre. L'architecte Alexandre Bernardazzi dessine à cette époque, entre autres, l'hôtel de ville.
Le XXe siècle a été rude pour la ville : un violent tremblement de terre en novembre 1940, les bombardements de 1941 et les combats de 1944 détruisent une grande partie du centre. L'architecte Alexeï Chtchoussev conçoit entre 1947 et 1949 un plan de reconstruction. Le surnom de « ville de pierre blanche » renvoie au calcaire des carrières de Cricova, dont sont faites de nombreuses façades.
Que voir et que faire
- La place centrale avec l'arc de triomphe et la cathédrale Nașterea Domnului, et juste à côté le parc Ștefan cel Mare avec la statue du prince.
- Le parc Valea Morilor, une cuvette de verdure autour d'un lac, juste à la sortie du centre.
- Les musées nationaux d'histoire, d'art et d'ethnographie, la maison où Pouchkine vécut en exil et l'ancien château d'eau.
- Piața Centrală, le marché couvert et en plein air où toute la ville fait ses courses.
Manger, boire et dormir
Dans le centre, vous trouverez de tout, des gargotes simples qui servent des plăcinte (chaussons fourrés) et de la zeamă (soupe de poulet acidulée) aux bars à vin qui misent sur les cépages moldaves comme la Fetească Neagră et la Rară Neagră. Au marché, vous achèterez du fromage de brebis, des noix et des fruits de saison. Hôtels et appartements se concentrent autour du boulevard Ștefan cel Mare, l'artère principale : c'est là qu'il faut loger pour explorer la ville à pied.
Infos pratiques et conseils
L'aéroport, qui porte depuis 2025 le nom du compositeur Eugen Doga, se trouve à environ 13 kilomètres au sud-est du centre ; le trolleybus 30 y mène directement. Pour les excursions, vous utiliserez les trois gares routières : Gara de Nord pour le nord, Gara de Sud pour le sud et Gara Centrală pour la plupart des lignes intérieures, y compris vers la Transnistrie. Trolleybus et applications de taxi facilitent les déplacements en ville. Comptez deux à trois jours pour la ville elle-même, plus les excursions.
À ne pas manquer
- Place centrale avec l'arc de triomphe et la cathédrale Nașterea Domnului
- Parc Valea Morilor autour du lac
- Musées nationaux d'histoire, d'art et d'ethnographie
- Piața Centrală, le grand marché de la ville
- Caves à vin de Cricova à 15 km